L'organisme sature de multiples préoccupations...
La bonne nouvelle du passage du très beau magazine Terre de vins à une édition nationale à partir de septembre 2009 se transforme en (provisoire) bérézina : la très exigeante et ô combien originale ligne rédactionnelle, qui pour une fois n'était pas dans la dictature du "le problème des vins du Sud, c'est que c'est des vins du Sud et pas des vins du Nord", est remplacée par la normalisation Bettanetdessauvienne, deux parmi les chantres de l'écrasante doxa sus-citée. Au rang des tenants de l'orthodoxie, Olivier Poussier, et même malheureusement le pourtant folklorique et parfois sensé Périco Legasse, dont le récent supplément vins de Marianne fait un bel effort, avant de retomber encore et toujours dans cette ruineuse idéologie. Et toujours les mêmes approximations, la Savoie-forcément-avec-le-Jura, le Languedoc-ancienne-terre-à-vins-qui-pissent, gna gna gna...Lucidité intéressante sur Bordeaux cependant. Espérons cependant que de la sacrifiée Terre de vins surgiront de nouvelles fleurs plus vivaces, et enfin reconnues. Mais quand on connaît le sort réservé il y a quelques mois à un Régal, pourtant titulaire de 80 000 abonnés et 30 000 ventes en kiosque, très honorable résultat pour un magazine de gastronomie et de vins...pas suffisant cependant pour des actionnaires qui l'ont sacrifié sur l'autel de la publicité. "Coco, tes Champagnes y sont sympas, mais faut qu'tu les remplaces par ceux de nos annonceurs." Voilà comment on fait disparaître une oeuvre. Rien de positif pour équilibrer...Le journalisme est vraiment pourri, totalement pourri. Réflexions recueillies récemment auprès de confrères pourtant plus jeunes que moi, dans divers médias : "il y aura de moins en moins besoin de journalistes"; "la notion de journalisme va changer, on va assister à une fusion avec la notion de communication"; ou encore "nos patrons ne cherchent plus que l'argent...pour le même salaire qu'avant, il faut faire le site internet en plus du travail pour le journal"; "on ne peut plus se déplacer, il n'y a pas de moyens, pour un voyage de presse on nous demande de prendre des jours de RTT".

RIP.