Le blog gastro

Les aventures d'un journaliste gastronomique.

27 mai 2009

Immonde

Quel décor immonde, ce salon du Bristol: une vieille fresque pseudo-romantique, passée, fade et sinistre...

Posté par FEED à 10:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Oeuf meurette de liquide vaisselle

Oeuf_meurette_de_liquide_vaisselle

Posté par FEED à 10:33 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 mai 2008

Gloub

J'ai trouvé récemment un livre aussi nul que l'effroyable Dictionnaire amoureux du vin de Bernard Pivot, édité chez Plon, qui était déjà un ramassis de platitudes éculées sur le vin, récoltées de ci de là et laborieusement mises en forme...Dans un autre genre, l'Histoire mondiale de la table (rien que ça!) d'Anthony Rowley, aux éditions Odile Jacob, donne l'occasion à notre grand professeur de sciences politiques d'émettre des théories fumeuses, absolument incompréhensibles sous des formulations pseudo-poético-floues. Il en résulte un livre illisible, que j'ai abandonné après quinze tentatives pour suivre son filandreux cheminement. Au milieu, des exemples évoqués mais très rarement explicités, qui donnent l'impression que l'auteur ne s'adresse qu'aux lecteurs qui ont eu les mêmes lectures que lui, et donc par définition qu'à...lui-même.
Et puis comme il ne faut pas rester sur deux mauvaises expériences, en voici une troisième: il y a quelques jours, j'ai goûté les "meilleurs" vins de 2007 de l'appellation Entre-deux-mers...une bonne partie d'entre eux étaient tellement soufrés que j'ai passé l'après-midi allongé sur un canapé, et la soirée avec un mal de tête tel que tout mon entourage en a souffert...va-t-il bientôt falloir zapper les dégustations officielles pour éviter ce genre de choses?

Bon, tout de même ce soir, plan sympa, petite bouffe en famille à la créperie le Blé Noir, 14, rue Henri Monnier dans le 9ème - 01 48 74 02 90. 54 euros pour une bouteille de cidre, deux jus de pomme, quatre crèpes salées et trois crèpes sucrées. Honnête, pour l'époque. La pâte est très bonne, les produits intéressants, le cidre pas mal, le chocolat de bonne qualité. Bref, une adresse de confiance.

Posté par FEED à 23:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mai 2006

Léché

Alors nous avons
Apéritivé un Pauillac 1980 Grand Puy Lacoste, qui jouait les douceurs sur le raisin confit et la gelée de groseilles, avec une fin de vieux Porto. Le tout sur ce substrat mentholé noblement rustique typique de l’appellation, qui s’exprime et se raffine avec le temps…une vraie gourmandise, que notre repas aurait sûrement un peu écrasé…
Puis le fin foie gras accompagné d’abricots, pruneaux et oignons confits au vinaigre balsamique, a accueilli un Pessac-Léognan 1996 Mission Haut Brion, ouvert la veille, qui a exprimé son terroir sur un fruit à point, canaillement épicé. En passant au tournedos Rossini avec ses lamelles de truffe, délicieusement préparé par le jeune homme de 25 ans qui nous accueillait pour son anniversaire, nous goûtâmes le même Pessac-Léognan Mission Haut-Brion, mais en version 1995, ouvert également la veille, qui s’éleva au dessus du premier, dans une immense générosité de fruit. La grande année solaire commencerait-elle à se laisser approcher ?
Pendant ce temps, l’on ouvrait un Pauillac 1981, l’année de naissance du cuisinier, du Château Latour, qui nous fit peur avec son bouchon rougi par le vin, mais arriva au bout d’une demie-heure d’aération à oublier sa funeste aventure liégeuse, et démontra que son terroir était supérieur à tous ceux que nous avions visités auparavant. Une immense dimension minérale, et encore pour une petite année ! « Qu’est-ce que ça doit être, le 82 ! », s’exclama l’officiant-nouveau vingt-cinquaire. Le narrateur parla du vin, puis s’aperçut que, même si tout le monde l’écoutait attentivement, il fallait aussi respecter le silence de la dégustation introspective.
Nous finîmes le plateau de fromages avec un Château Châlon 1992 de Jacques Tissot, qui nous transporta de l’autre côté du territoire, et s’immisça dans toutes les anfractuosités gustatives fromagères, nous permettant de réserver quelques gouttes de nos délices écarlates à une retardataire immédiatement pardonnée…La discussion fut animée, nous voguâmes de la Chine aux terroirs français, en passant par la Suisse, l’Allemagne, la grande démocratie américaine victime de sa fascination pour la violence, ainsi qu’une étude comparative délicieusement rapide des grands systèmes éducatifs du monde occidental. Léché !


Posté par FEED à 11:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 février 2006

Doe, did, done

Several days ago, a relative gave me a huge piece of doe, at least 4 kilogramms worth. Having quickly grilled and eaten as steaks some of the more tender parts, there was still a generous amount of meat left. I decided to cook an old fashion stew: duck grease, small onions, smoked bacon, sliced carrot, dried boleti, rosmary, thyme, laurel, loads of red wine, and several hours of gentle boiling. I had four tasting samples of Listrac-Médoc 2003 (classical Bordeaux blend). Two of them, one (Château Fonréaud) with a red fruit nose, still a bit young, but well balanced, the other (Château Fourcas-Hostein) on the blackberry marmelade side and a powerful fruit in mouth, were poured together in the cooking pan, over the meat. A good wine always makes a good sauce!

After the friends I had invited to taste this piece of gastronomic history arrived at our place, we had them wait with dried tomatoes and apricots, some olives and a half-sweet gros manseng, a grape from the South-West of France. Playing was Moodyman’s album Black Mahogany II (Peacefrog), a jazz-like, altogether smooth, mysterious and dark piece of music. As some people were a bit late, we went on to the other white, a slightly fizzy Gaillac, mauzac grape, fresh like a green apple. The freshness of it fit very well with the Norwegian music, Mùm’s Finally We Are No One (Fat cat), on the stereo.

The friends who were late had had a rough time in the metro. We tried to ease them with some olive, green pepper and prune flavored duck patés, an avocado salad and the third Listrac 2003 (Château Lestage). I had opened it the day before to smooth its young tanins and reveal the menthol of its strong chocolate and berry palate. I tried to put on a piece of music I had recorded with my improvised music project, the Mainstream Ensemble, but as it didn’t get general approval, I switched to the minimal techno of Maurizio (Rythm and sound), which helped us stay awake and cool. Then came the doe civet, and some well-appreciated mashed potatoes, carrots and broccoli with some slices of rare black truffle I had the like to have stached away in my fridge .

We tried to visit the Provence with a 2000 Bandol, but it was unfortunately stinking of glue and cork. We jumped directly to an organic Côtes du Rhône 2003, 100% syrah, surprisingly supple at the beginning and comfortable at the end. During this time, we explored some classics from my vinyl collection, beginning with Henry Mancini’s soundtrack for the movie « Charade » (RCA), carrying on to John Barry’s work for « The IP Cress file » (CBS), and ending with a cheezy piece of disco, the slightly reggae-like « Miss Broadway » tune by a girlband of the 70’s called Belle Epoque (Carrere). The doe bits were dancing in our mouths, and there was enough stew for anyone to get a second plate. We then welcomed some plum brandy along with an orange flower cake.

As it was someone’s birthday, but singing seemed too quaint, I played Stevie Wonder’s « Happy Birthday », and, after a short praise session of Wonder’s work, we listened to three tracks of his 1973’s masterwork, Innervisions (Motown). We ended the evening sipping Armagnac and biting into some Venezuelan chocolate in the sugary, bitter haze of Curtis Mayfield’s « Superfly » (RCA). Then the guests tried to ride a Superfly home, but all they could find was a cab.

Recipe
Doe stew :
(serves 6 as main course)
3,3 lbs doe meat (can be replaced by deer, boar or beef)
1 T duck grease (or olive oil)
2 bottles red wine
2 big onions or 10 little ones
2 thick slices of bacon
4 carrots
5 slices of dried boleti (or other wild mushrooms)
2 laurel leaves
salt, pepper, thyme, rosmary,

1) Cut the meat in big cubes and uncork the bottles. Peel and wash the carrots, slice them (rather thick), cut the bacon in bits, peel the onions. Slice them if they’re big.

3) Put the duck grease in a large pot on a high heat, let the grease warm and melt. Then put the carrots, the onions and the bacon together in the hot duck grease, add salt, pepper, thyme and rosemary. Stir frequently and let fry until the onions begin to turn clear (approximatly 10 minutes).

4) Add the meat, some more salt and pepper. Stir continuously for one minute (no longer) while the doe turns grey and brown. Pour enough wine to cover the meat. (If there’s any left over, pour a glass and drink it!) Lastly, add the dried boleti and two or three laurel leaves to the sauce.

5) Let the sauce come to a boil, then reduce the heat. Simmer slowly, so as not to dry the meat. Cover the pot. Every twenty minutes, open and stir, taste how the wine evolves from its original aromas to a chocolaty flavor. It will take approximately two hours to get to this result. The meat will still be soft and will have acquired the taste of the sauce. When this is the case, take it off the heat and let cool. Eat it then if you can’t wait, but if you can, several hours later, reheat it slowly and cook one more hour on low. Again, if you can’t wait, eat it, but if you can, wait one more day, then reheat it slowly once more. Enjoy it with fresh pasta, mashed vegetables, rice or polenta, anything that will allow you to savor each drop of the sauce!

(By the way, the cooking burns all the alcohol. Do not hesitate to open some more bottles of cabernet or syrah to drink with your stew!)

Posté par FEED à 17:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 septembre 2005

Momoka n'en pas croire ses papilles

Alors, j'avais parlé il y a longtemps de Momoka, le petit japonais discret de la rue Pigalle...Et bien voilà, nous y sommes retournés c'est toujours aussi bien, et ça donne ça:

Une soirée chez Momoka (10/09/05)

Arrivée à 20H30, sortie à 25H50 !
Pour nous accueillir, une soupe de raisin: goût suave, un peu indéfinissable, mais assez bon. Original en tout cas.
La Baronne prend un sirop de pêche (fait maison), qui a un côté un peu épicé, et moi un verre de Saint-Amour, pour fêter l’événement (6 ans d’union matrimoniale !) Le vin est un peu frais, date de la veille, mouais.
Puis arrive la salade japonaise : 9 petits plats différents!
-Rouleaux d’aubergine marinée au gingembre blanc (excellent)
-Légumes (carottes, poivrons, courgettes) au gingembre noir (excellent)
-Salade de concombre fin (délicat)
-Salade de carottes et algue sèche, dont je ne me rappelle pas le nom (goût très clair)
-Petits pois et omelette (plus commun)
-Omelette aux légumes (plus commun)
-Germes de soja tièdes (super)
-haricots verts au gingembre noir et au citron (bien)

Pour faire un break, je commande un saké chaud, très bien, original, un peu lacté-tourbé, la Baronne prend un jus de citron gingembré avec des glaçons et de la menthe, tout ce qu’il lui faut en cette période prepartum (encore 8 mois, tout de même !)
Arrive un petit nem aux vermicelles translucides (délicieux), puis une petite salade de maquereaux crus marinés aux herbes (simple, mais très bien). Très apprécié de mon côté de la table, une ligne d’éperlans frits très bien assaisonnés, très bien cuits (super), puis la croquette au crabe, amusante, un mélange de chair de crabe, de crème et de petits dés d'oignon caramélisés qui relevaient le tout. (bien)
En intermède, quelques languettes de poitrine de thon juste poêlé, cru à l’intérieur, très fin (super)
Puis s’avancent les brochettes de gambas à la fleur d’oranger (la fleur d’oranger n’était pas très évidente, mais le produit était très bon) (bien). Concluons cette tranche de mer par quelques dés de steak de thon grillés au soja, un classique, mais qui fait toujours plaisir ! (super)
Entre-temps, je suis revenu au vin avec un verre de Beaujolais blanc remarquable, belle fraîcheur et belle gourmandise en même temps. La Baronne se replie sur une bouteille d’Evian.
Au moment de pénetrer dans la section « viande », on me conseille un Saint-Joseph de chez Gaillard, une très bonne adresse, qui tient toutes ses promesses.
Je n’ai plus trop de souvenirs des viandes en elles-mêmes, le vin commençant à ce moment à faire son œuvre, mais ce qui ressort du tout, c’est la tranche de foie gras poëlé servie en sushi géant sur un bloc de riz imbibé de la graisse du morceau susmentionné…ceci accompagné de quelques framboises et grains de raisins crus, tout simplement…un régal (super, le meilleur). Il devait aussi y avoir une petite assiette de veau aux giroles...(bien)
Le vin continue à couler, la Baronne m’observe avec indulgence et magnanimité, tandis qu’arrive une assiette de desserts digne de Sissi impératrice : des morceaux de bûches de toutes sortes, avec du thé vert, du sésame, du chocolat, de la crème, mais tout ça parfaitement dosé, un régal, rien à redire (super là aussi). Et en « After Eight », une petit morceau de gâteau au chocolat, tout simple, comme si on prenait un café...
En tout vingt préparations différentes : une soupe, une entrée de neuf plats, puis une dizaine d’assiettes virevoltantes, sortant comme par magie de cette toute petite cuisine…mais pour une toute petite salle également, 15 couverts par soir, un seul service, et une préparation qui commence vers 5 heures de l’après-midi…
Facturation : 48 euros par personne, 5 euros pour chacune des boissons de la baronne, 5 pour l'eau, enfin pour mon saké, mes quatre verres de vin demandés et mes huit servis…28 euros. En tout 139 euros, pour une soirée extraordinaire, et Hôtel California en prime !

Posté par FEED à 14:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 septembre 2005

Bouteille à l'amer

Et oui, le monde du vin, ça n'est pas forcément très sympa...Loin de l'image du petit vin qu'on boit entre potes sous la tonnelle, les gens du métier se livrent parfois à des manipulations peu honnêtes. Quelques exemples: on présente des bouteilles à des jurys de dégustation, mais ces bouteilles sont bien supérieures à la majorité de la cuvée qui porte le nom indiqué. Egalement, pour être sûr d'avoir des distinctions, on présente plusieurs fois le même vin dans le même concours, les goûts sont tellement divers, qu'il se trouvera bien une table pour apprécier le breuvage...Ceci ne concerne pas tous les concours et tous les jurys, mais ça se fait. Plus grave, on ne présente pas certaines bouteilles aux agréments, et on colle l'étiquette agréée sur une autre cuvée...Parfois avec des bonnes raisons, en particulier le fait que certains jurys d'agrément ne supportent pas les vins originaux. Enfin, encore plus grave, la contrebande, le vin vendu sans aucune étiquette, de la main à la main. Le plus difficile, c'est de quantifier tous ces phénomènes, mais ils existent, et on comprend pourquoi la réforme des appellations est difficile: pour contourner un système exigeant, un certain nombre de vignerons ont "mis le doigt dans l'engrenage" de systèmes de fraude dont ils ne peuvent plus se sortir...
Et puis, pas de bon plan cete fois-ci...rien à dire de très intéressant...ah, si, si vous allez en Espagne dans cette ville balnéaire limite qu'on appelle Roses, pas loin des hauts lieux du culte de Dali, mangez un soir au restaurant l'Ancora, situé entre le port et la plage...un restaurant de poisson qui ne paye pas de mine de l'extérieur, on y voit des photos de plats, ce qui n'est jamais très bon signe, mais la terrasse donne directement sur la plage, on mange devant le soleil couchant, des poissons d'une très grande fraîcheur, cuisinés très simplement, et on y boit des vins espagnols petits par leur prix mais grands par le plaisir qu'ils procurent. (Quand pourra-t'on, en France, trouver des bonnes bouteilles sans prétention à 11 euros dans un endroit aussi touristique, que, disons, La Rochelle? Quand la TVA aura baissé? Espérons...) L'Ancora, 62, avenue Rhode, 17480 Roses (Girona) +34972256386

Posté par FEED à 10:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 août 2005

réveilloux, non?

Toujours un peu le calme plat en ce début août...vivement un peu de mouvement pour aller quérir dans l'azur et le vert de nos campagnes un peu de la substance gastronomique du pays...En attendant, un vin superbe pour environ 6 euros, le Cheverny rosé 2003 du domaine de Veilloux. Un rosé comme on l'a rarement vu, au nez les arômes de fruit sont dissimulés sous une minéralité fumée, voire mine de crayon...comme si on respirait une ardoise...en bouche, toujours cette même minéralité, mais dans tout le palais, alors que souvent la minéralité se réfugie en fin de bouche...mais là c'est l'inverse, la minéralité est partout, un terroir sublimé, et puis en toute fin, après une bouche d'une tenue extraordinaire, on se fait enfin révéler la gourmandise des fruits...Un rosé un peu de l'ordre de l'oeuvre d'art...oui, oui, tant que ça...Domaine de Veilloux, Michel Quenioux, 02 54 20 22 74

Posté par FEED à 10:16 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2005

Silent plains and Crozeroads

Et oui, parfois il se passe de longues semaines, voire plusieurs mois, avant que le ciel gastronomique ne s'ouvre pour laisser place à une illumination transcendante...C'est le cas actuellement...Pas d'inquiétude, le journaliste gastronomique continue à travailler, mais il vous le dit tout net: pas de quoi sortir de ses habitudes pour le moment, pas de quoi sacrifier son porte-monnaie, pas de quoi écrire un dithyrambe...allez, de meilleurs jours viendront...
Bon, il y a quand même quelque chose: goûtez et achetez les vins rouges de l'appellation Crozes-Ermitage...les vignerons y font du très bon travail, et en même temps c'est beaucoup moins cher que certains voisins (Ermitage, Côte Rôtie) et plus régulier que d'autres (Saint-Joseph). Des rouges profonds, gourmands, avec de la fraîcheur, qui parlent d'un paysage superbe. Et on sait vivre, dans le coin...il y aurait trop de bonnes choses pour donner un nom en particulier, les stars s'appellent Combier, Graillot, Chave, mais on peut aussi aller chercher Les Belle, Pradelle, Fayolle, et quelques jeunes à encourager, dont je reparlerai.

Posté par FEED à 14:39 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juillet 2005

Gaspacho et froid

ça ne va pas très bien...J'ai l'impression que les journaux rétrécissent, et deviennent de plus en plus photogéniques, acidulés, fluorescents...pas exactement le genre de truc qui me met en confiance...en fait, j'ai l'impression, à à peine 33 ans, de représenter un goût obsolète...la cuisine de terroirs est finie et bien finie, dirait-on...et le vin est bouché...Que faire de sa vie quand on a tout bâti sur un idéal et qu'il s'avère impraticable? Enfin, espérons que tout ceci n'est que passager...qu'on me donnera enfin la possibilité de faire ces reportages dans le secret des fromages, des champignons, des poissons...à moins que nous ne soyons tous atomisés d'ici-là... En attendant, pour l'été, un excellent gaspacho disponible à la fois dans les épiceries fines et dans certaines grandes surfaces (shopi): la marque Alvale, distribuée par Tropicana. Et un mea culpa: la Laitière fait encore des yaourts nature sans additifs, mais ils sont quand même moins bons que ceux de Leader Price.

Posté par FEED à 15:06 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »